bonjour_.

j e . v i e n s . d e .
.

jvous explique.
ce truc là, c'est la 'deuxième partie' de just-about-them...
c'est les mêmes personnages, la même histoire.
en gros, si vous préférez, c'est leur passé, leur rencontre leur ce que vous voulez...
tu vois le genre ?

<3'
bonjour_.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 13:49

Modifié le dimanche 20 avril 2008 05:14

1_.

1_.
.


[Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.]

Je bâtis de grands sarcophAlchimie de la Douleur
Je bâtis de grands sarcophLes Fleurs du Mal
Je bâtis de grands sarcophC. Baudelaire.




Londres.
24 Avril 2016.
3 : 42 AM

Dehors, il pleut. il pleut des cordes. it's rainning cats & dogs.
Un grand appart' londonnien. un bel appart'.
Assise à table, une femme. il la regarde. elle est belle. d'une beauté insolente. d'une beauté sauvage. une beauté qu'il n'a jamais comprise. d'une beauté qu'il a tellement possédée. d'une beauté différente des autres. d'une beauté au caractère mordant. saignant. écorché. il la regarde, encore, il la regarde toujours. comme pour encrer son visage dans sa mémoire. comme pour imprimer son image dans sa cervelle, bien qu'il soit tout a fait capable de la dessiner les yeux fermés. de la dessiner trait pour trait, à l'identique.
Il la regarde. elle fait partie de ces gens qui en un regard vous émeut, en un regard vous bouleverse. elle fait partie de ces gens capable de vous faire pleurer, sans rien dire. elle fait partie de ces gens que vous aimez. que vous aimez trop, que vous n'aimez jamais assez. elle fait partie de ces gens indomptables. elle fait partie de ces gens indomptés.
Ils habitent ici depuis trois ans. il a l'impression que c'était hier. hier qu'il la rencontrait. il aurait tout plaqué pour elle. elle ne l'a pas laissé faire. elle s'en foutait de ça.
Assise face à la baie vitrée, elle regarde l'eau couler du ciel. elle a toujours adoré ça. dehors, placardé partout sur un mur, elle voit son visage. et c'est pareil dans la ville entière. peut être aussi dans le monde entier. l'affiche officielle de son dernier film. demain soir, aura lieu l'avant-premiere à Londres. un film étrange. un film étrange qu'elle a adoré tourner. elle soupire.
Il se tien un peu en retrait, derrière elle. elle ne l'a sûrement pas entendu arrivé. il aime cette situation. il a l'impression de voler ces quelques instants qu'il passe a l'observer. ces quelques instants où elle ne lui envoie pas une réplique singlante en pleine gueule. ces quelques instants où elle ne souffre pas & où elle ne le fait pas souffrir. il est fou d'amour pour elle. elle est folle de rage contre lui.
Elle a changé. quand il l'a vue pour la première fois, ses cheveux étaient courts. une coupe à la garçonne. quatre ans plus tard, ils lui arrivent au milieu du dos. son visage s'est peut-être adoucit. adoucit. son regard n'est plus méfiant. ses yeux sont rieurs. ses joues moins creuses, son teint moins pâle, moins blanchâtre, ses cuisses moins fines, ses seins plus ronds. elle s'est embellit. elle est saine. délicate et saine. un piercing sur la tempe droite. un rouge vif sur les lèvres. sur la tranche de son annulaire droit est tatoué 'FREEDOM' en capitales. une longue ligne zigzague de derrière son oreille jusqu'au creux de ses clavicules. si on regarde de plus près, on s'apperçoit que c'est un poème qui est tatoué sur sa peau. un extrait de Baudelaire. Alchimie de la Douleur. le temps passe.
Quand ils se sont rencontrés, elle avait 21ans. lui en avait 23. c'était vers le mois de novembre. novembre 2012. elle était amie avec son ancien manager. un soir, elle était là, et lui aussi. en la voyant, il comprit. il comprit pourquoi. il a alors commencé à la détester. une façon de se protéger. mais cette fille est quoiqu'il arrive destructrice. il l'aimait. il l'aimait déjà tellement. elle était fragile. c'était facile de l'énerver, facile de la déstabiliser. souvent, ils s'engueulaient. un soir, elle était venue chez eux. chez lui. il était seul dans l'appart'. elle venait récupérer son sac à main. ce soir il s'est rendu compte de l'étendue de le beauté de sa personne. il l'a aimée comme jamais personne n'aurait pût le faire. jamais personne. le lendemain elle s'en allait comme une voleuse. deux semaines plus tard, elle sortait avec le manager. trois semaines plus tard, elle partait à Chelsea, pour le tournage d'un film. de son premier film. film qui rencontra le succès. sa carrière était lancée. elle est rentrée de Chelsea un Américain blond accroché au bras. deux mois plus tard, elle largue son gars. ils emménagent ensemble quatre mois après.
Le temps passe et les gens changent. ils s'aimaient tellement. cette fille. cette femme. cette femme est la personne qu"il a le plus aimée, et qu'il aime le plus. plus que lui même, plus que n'importe qui. cette femme est prête a le mordre, à le griffer, à lui pleurer dessus à chaque instant. pourtant, il le sait, et elle le sait aussi. il a toujours été le seul. le seul à savoir l'aimer. le seul a savoir voir ses rêves. le seul dont elle n'eût jamais besoin. le seul qui arrivait a la faire rire. le seul qui ait de l'importance. le seul sans laquel elle ne peut pas continuer. le seul qu'elle n'ait jamais aimé. elle a besoin de lui. jamais, jamais elle ne le reconnaîtra. jamais elle ne reconnaîtra qu'elle a besoin de lui comme un Chat a besoin de ses Moustaches, comme la Lune a besoin de ses Etoiles, comme un Appareil photo a besoin d'une Péllicule.
Il est derrière elle. elle le sait. elle n'a pas eût besoin de se retourner. elle l'a senti arriver. son pas est léger, son pas est silencieux. n'importe qui à sa place se serait crut seul dans cette pièce, seul face à la ville fourmillante. mais pas elle. elle ne se retourne pas. elle écoute sa respiration inaudible. calme. calme et régulière. un léger sourire s'esquisse sur ses lèvres fines. entendre son souffle, son souffle à lui, ça l'appaise. le temps passe. sûrement trop vite.
Il se déplace silencieusement, avec tant de grâce. il ressemble à une panthère. tellement élégant. tellement différent de tous les autres cons qui peuplent cette planète. il dégage quelque chose d'inconcevable. une aura sexuelle émane de lui. une aura telle que peu de gens lui résiste. une sorte de Mystère. un mystère que personne n'a jamais réussit à percer. personne. personne sauf elle. il rayonne. il lui donne confiance en elle. cet homme. ses longs cheveux bruns ont raccourcit. un style qui a évolué. plus celui de l'ado qu'elle avait rencontré. non. aujourd'hui, il s'en fout de se faire remarquer. il sait qu'il n'a pas besoin d'en faire de tonnes pour qu'on le voille. il est plus naturel, plus sincère. dans sa musique, dans sa vie, avec les autres, avec lui même. les gens changent avec le temps. une crête. pas une crête au gel, non. une crête qui tient avec de la bière et du sucre. une crête de punk. un écarteur à l'oreille droite. un trait d'eye-liner sur les paupières qui s'étend jusqu'aux tempes. vernis noir. rangers. ceinture à clou. jean noir. jean délavé. jean déchiré. bracelets en cuir. un débardeur, dévoilant ses bras. musclés. jamais elle ne l'a trouvé aussi beau que ce soir. son corps s'est épaissit. il a prit en carrure, en muscle. c'est un homme.
Elle lui en veut. elle lui en veut férocement.
Le temps passe et les gens changent. aujourd'hui, la courbe de son ventre et de ses seins s'est étonnament arrondie. ça, elle ne lui a pas pardonné.
Elle est enceinte. enceinte de 5mois. enceinte de lui.

?
15''
<3'
.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 14:47

Modifié le vendredi 18 avril 2008 10:53

2_.

2_.
.


So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words dont just say
And nothing else matters

Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
And nothing else matters

Never cared for what they do
Never cared for want they know
But I know

Nothing Else Matters
MetallicaNNot hing El
MetallicaNNot hing El
écoutes *Not lhing El




Londres
26 Avril 2016
3 : 23 AM



Ce soir, une fée, dans un pays hanté... Ce soir...
Elle ne dort plus depuis longtemps... peut être trop longtemps, d'ailleurs, mais qu'importe. Il ne dort pas non plus. il la sent immobile a côté de lui, silencieuse. de temps en temps il entend le bruit de sa main qui lisse le satin de sa chemise de nuit. si c'est une fille, il voudrait bien qu'elle s'appelle Hilaria. il ne lui en a pas parlé. elle ne veut plus lui parler. il trouve ça tellement joli. Hilaria. elle se lève du lit et se rapproche de la fenêtre. elle écarte les épais rideaux de velours et sort sur le balcon.
Prendre l'air. l'air est frais, l'air est net. il a plut pendant trois semaines, non stop. une fois que la pluie s'arrête, l'air est clair, encore plus transparent qu'avant. il fait doux pour une nuit d'avril. elle s'accoude à la rambarde, et regarde la ville fourmiller à ses pieds. la ville endormie fourmille. elle soupire. elle soupire, comme si cela la soulagerait. la soulagerait d'un poids, enfoui quelque part, d'un poids caché au fond d'elle. elle sent son paquet de Camel qui la regarde, depuis sa table de chevet. il est presque neuf. cela fait quatre mois. quatre mois qu'il n'a pas bougé.
Elle rentre, ferme délicatement la porte vitrée, et remet les rideaux en place. consciensieusement. sinon, ce matin, quand le jour se lèvera, le soleil le dérangera. il ne peut pas dormir avec de la lumière. elle sort de la chambre, et va dans la salle de bain. une douche. ou plutôt un bain. non. une douche. peut être que l'eau lavera la noirceur de ses idées. elle laisse glisser sur sa peau le tissu qui l'habillait, et fait couler l'eau. elle rentre dans la cabine de douche. la musique des gouttes d'eau l'embrouille. elle ne peut plus écouter autre chose que leur mélodie. elle entend le bruissement du rideau de douche qui s'ouvre. un souffle tout léger. de l'air qui se déplace. un mouvement dans son dos. il l'enveloppe de tout son amour. elle passe ses bras autour de son cou. elle le serre, fort. fort. fort.
Elle ferme ses yeux. l'eau coule, dégouline sur elle. l'eau dégouline, et l'emporte. comme si elle n'avait plus de forme, comme si elle n'était plus solide. comme si elle allait s'en aller, s'échapper, s'enfuir, par les canalisations, rejoindre la Tamise, avant de finir dans la mer. alors, toutes les molécules qui la constituent se disperseront. elle sera tranquille. elle n'existera plus.
Il sent sur ses lèvres le sel de ses larmes. elle pleure. ils sont si proches... peu importe la distance, il ne pourrait pas être plus près de son coeur. rien d'autre n'a d'importance. il voudrait... il voudrait tellement lui dire qu'il l'aime. lui dire qu'il n'y a qu'elle. lui dire qu'il comprend sa colère, lui dire qu'il pourrait subir tout ce qu'elle voudra lui faire endurer, tout. hurler. hurler toute la peine qu'elle a. hurler toute la peine qu'il ressent. mais. mais il respecte le silence dans le quel elle les a plongés, tous les deux. alors il ne dit rien. il l'embrasse. en silence.
elle : arrête...
Leurs langues s'entremêlent. il est si... tendre. depuis combien de temps n'avait elle pas senti sa peau contre la sienne... il la prend dans ses bras. l'eau continue de couler. elle sent qu'elle devient de l'eau. il la retien. d'un geste brusque elle se détache de lui. elle ne peut pas.
elle : ARRÊTE...
Elle sort de la douche rapidement, serre une serviette autour de sa poitrine, et s'en va. elle ne peut pas.

Londres
26 Avril 2016
3 : 16 PM

Quelqu'un sonne à la porte. il va ouvrir. son frère lui saute dessus.
lui : Yooo man ! ça va ?
lui : =) ça va et toi ?
lui : biiiiien... elle est pas là, la Florette ?
lui : elle est sortie, je crois...
A peine eût-il finit sa phrase qu'elle apparaît dans l'encadrement de la porte, des paquets à la main. toujours aussi lumineuse.
lui : salut ma belle...
elle : Tom ! comment tu vas ?
Bises.
lui : bien bien. et toi ? =)
elle : biiien... vous êtes pas en studio aujourd'hui normalement ?
lui : nous, nan... Georg et Andreas, si...
elle : erf. au fait, vous avez des nouvelles de Gustav ?
lui : il est rentré en Allemagne. mais pourquoi tu parles de lui ? on s'en fou de lui, il est plus là.
elle : PUTAIN, Bill ! t'es vraiment pas ... tolérant.
lui : pardon ? il nous a lâché, en pleine interview, comme ça, PAF, il a pété un câble... on s'est retrouvé comme des merdes... et je ne suis pas tolérant ?
elle : il n'a pas le même caractère que toi. il est réservé. c'est pas de sa faute si ça t'amuse de te voir en couveture de chaque magazine traîne-merde. lui, ça l'amusait p'têtre pas. il venait de se séparer de sa copine. il a craqué...
lui : cela dit, ça n'excuse rien, hein...
elle : mais BORDEL. comment vous pouvez parler comme ça de quelqu'un qui a été votre ami ? comment vous pouvez vous en foutre a ce point ?
Elle s'énerve. elle est entière. passionnée. elle ne comprend pas pourquoi ils se comportent avec autant de violence, autant de froideur avec quelqu'un qu'ils ont apprécié et considéré comme un ami.
lui : a part ça, comment va votre bout de chou ? des nouvelles ?
Bout de chou. bout de chou. BOUT DE CHOU. elle va le tuer. elle a toujours détesté cette expression. bout de chou. comme si un chou c'était mignon, beau, agréable. comment peut on trouver cette appellation affectueuse. elle a horreur du chou. le p'tit truc vivant, qu'elle a à l'interieur d'elle. un petit être en devenir... du chou ? ridicule.
elle : tout va bien... d'ailleurs tout à l'heure je suis passée chez toi ...
lui : ... tu peux plus te passer de mon corps ?
Regard assassin.
elle : ... et j'ai vu Julie...
lui : elle est chez moi ?
elle : bah wi... pour garder la marmaille...
lui : ^^
elle : bref ... elle est énorme.
lui : jumeaux.
elle : encore ?
lui : on est efficace dans la famille...
elle : way... 'fin quatre gosses en deux coups...
Silence. Tom regarde a gauche et a droite, Bill regarde fixement le tapis. et elle. elle, elle les regarde.
elle : j'vais y aller...
Bill : où ?
elle : chez Jean Paul...
Bill : et qu'est ce que tu vas foutre chez Jean Paul ?
elle : on va s'envoyer en l'air Bill. on va s'envoyer en l'air pendant quatre heures... on va se faire des choses qui ne sont pas racontables... des choses que même toi tu ne voulais pas faire... pendant des heures et des heures, on va oublier nos consciences et laisser nos corps se faire les choses les plus perverses qui soient... ça te va ? =)
Tom : ben il a la forme le JP...
Bill : nan, ça me va pas.
elle : tu me fais chier. sérieusement chier. (=
Elle se barre. Jean Paul habite tout près.
Tom : ça va pas mieux entre vous ?
lui : ça a l'air d'aller mieux ?
Tom : nan...
lui : alors c'est que ça va pas mieux...
Tom : c'est triste... vous êtes tellement... faits pour être ensemble... faits pour vous aimer... faits pour être heureux...
lui : JE SAIS. je sais. elle m'en veut... elle m'en veut tant...
Tom : d'un autre côté, c'est compréhensible...
lui : je sais, Tom. et j'la comprends ! je sais même pas pourquoi elle reste ici... je me déteste de lui avoir fait ça. je me déteste de pas lui avoir fait confiance. j'ose plus la regarder tellement je me déteste de l'avoir fait souffrir... si t'avais vu son visage se décomposer quand elle nous a vus... elle était rentrée pour me dire qu'elle était enceinte ! ENCEINTE, Tom ! enceinte de moi...
Des larmes dévalent ses joues... il regrette tant. il se hait.

nul.
15 com'z
<3

# Posté le lundi 14 avril 2008 09:22

Modifié le dimanche 11 mai 2008 11:54

3_.

3_.
.



Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien









Londres
26 Avril 2016
8 : 45 PM

'BLACKBIRD's Utopia".
Avant première.
Une avant première, c'est toujours absolument magique. magique. les gens sont beaux, les flash crépitent. les gens sont heureux. le tapis rouge est déroulé, les gens sourissent. tout ça c'est fake. toutes ces personnes sont venues voir des 'stars'. des stars. une avant premiere, c'est pour jeter des étoiles aux yeux d'un public le plus grand possible. une avant premiere, c'est pour essayer de faire un bon effet sur les critiques.
Elle sourit aux appareils photos. elle essaie de regarder le plus d'objectif possible. elle est Belle. elle est une star. une star. plus qu'une simple vedette. elle est devenue une véritable légende, un mythe. un sex-symbol que beaucoup s'arrache. beaucoup l'adorent, certains encore la critiquent. personne ne reste insensible à ce qu'elle dégage. personne. combien de gens sont venu pour la voir elle ? et combien ne l'appercevront même pas ? une robe verte. sophitiquée & élégante. vert Cactus. le vert, c'est la couleur de l'espoir. le vert c'est la couleur que portait Molière lorsqu'il est mort. mourir sur les planches. mourir sur les planches... mourir sur les planches, et non derriere une caméra. mourir là où on est né, et non là où on nous a conduit. mourir le coeur plein, mourir transcandée, mourir aimée, mourir amoureuse. mourir.
Il l'a accompagnée. Il l'accompagne toujours à ce genre de soirée. qui peut se douter de l'atmosphère qui règne entre eux ? personne. ça fait partie du métier. avoir l'air toujours très très heureux. toujours devant les photographes. ne plus avoir de vie. être toujours en représentation. parce qu'il y a toujours un appareil photo, planqué quelque part a qui vous capture en million de pixels.
Sourire. plantée sur sa jambe droite, le genou gauche un peu plié, les épaules face aux photographes, le bassin de trois quart, pour offrir une jolie courbe aux objectifs. regards incendiaires. pas vulgaire, non. juste ce qu'il faut pour être dans la provocation sans etre dans la vulgarité. demain, ils seront sur exactement chaque couverture de magazine plus ou moins people.
Autographes. autographes. flash. c'en est presque indecent, d'avoir autant de succès. elle n'en a jamais désiré autant. tout ce qu'elle voulait, c'était ne pas creuver de froid. ni d'overdose. tout ce qu'elle voulait, c'était pouvoir vivre. vivre tranquillement. vivre, et s'amuser. vivre. ne pas etre jugée, perpetuellement, ne pas etre traquée comme une bête. etre juste normale. apparemment, la normalité n'est pas un truc pour elle.
Il la regarde. comment peut elle faire semblant d'aller bien. comment peut elle réussir à ce point. à voir comme elle rayonne, on croirait qu'elle vit bien au dessus du reste de la terre, qu'elle vit sur les nuages. d'ailleurs, tout laisse penser que c'est le cas. tout. sauf que...
Il l'observe faire son travail. d'ailleurs, il l'accompagne et fait de même. il n'est pas acteur... mais le monde du showbiz, il le connait comme le fond de sa poche. sourire forcé, autographe, pose. sourire, autographe, autographe, sourire, pose. pose, sourire, pose. autographe.
L'aimer, c'était s'engager à ça. l'aimer. et il l'aime. il l'aime comme un fou, il l'aime plus que tout, il l'aime.
Elle pose avec les autres acteurs. il s'éloigne un peu. il rentre dans la salle de projection. ca resemble à une grande salle de théâtre, sauf qu'a la place d'une scene, y'a un écran. sieges rouges, épais rideaux de velours, un bar, sur le côté, et quelques garçons qui courentdans la salle, un plateau rempli de coupes de champagne prêtes a se renverser... il prend une coupe. le champ', il aime pas ca. enfin, il ne deteste pas, mais ca ne l'emoustille pas plus que ca. elle l'a si bien converti à la Vodka. il sirote. il regarde les gens s'affairer autour de lui. l'endroit est majestueux. de vagues connaissances lui adressent la parole. il prend la mine qui convient au décort. l'air concerné par le film qui va être projeté. il acquièce quand il lui semble bon, rit avec un fameux rire passe partout. un rire conventionnel, qu'il ressort pour ces occasions. ces fameuses occasions, où il faut se faire voir. où il faut se faire bien voir. conversations futiles. ininterressantes. inutiles. il présente son invitation au garçon, et se fait placer. au milieu. la place parfaite. il regarde les gens commencer à s'installer. en simple spectateur. il reconnaît certains visages familiers. quelques personnes lui accordent un signe de la tête, d'autres viennent le saluer. tout le monde se connait dans le cercle fermé des people. ca lui donne envie de bé-ger. chaque etre vivant de cette piece a perdu toute la simplicité qui l'aminait autrefois. le gout des choses simples. chaque etre vivant de cette pièce éprouve cette fierté innomable d'être ici. jusqu'a la femme de ménage qui nettoyera, bien apres les festivités. elle sera fière. et pourquoi ? Parce que Flora est là. parce que Flora est passée ici. tsk. ils admirent une iimage. ils ne la connaissent pas. la salle se rempli, la lumière se tamise. la place a côté de lui est toujours vide. le réalisateur grimpe sur la scène, et fait son discours. s'en suivent les principaux acteurs. discours, discours. son discours. sa voix, ses paroles, son rire, son sourire. elle. elle eclipse tous les autres. ils redescendent tous, elle regagne sa place, à côté de lui. La lumière s'éteind complètement.
Elle balaye la salle du regard. loin d'elle, sur sa gauche, une toute petite lumière brille encore, faiblement. 'Sortie de Secours". un océan humain la sépare de ce minuscule panneau lumineux. si seulement... si seulement elle pouvait, juste les envoyer chier, tous autant qu'ils sont. les envoyer chier et partir. avec Lui. elle ne peut pas. elle se noyerait bien avant d'avoir gagné la porte. Ils se noyeraient. la projection a commencé, peut être. tous les visages sont tournés vers l'écran. elle tourne la tête. pas le Sien. Il l'observe. leurs regards se croisent. elle baisse les yeux. éviter son regard. éviter son incompréhension. éviter de souffrir. elle reporte ses yeux sur l'écran. elle sent son regard sur elle. ça la dérange.

désolée pour le 'retard".
j'aime pas des masses.
j'tente de faire mieux pour la suite ^^
15'.
<3"

# Posté le samedi 10 mai 2008 14:10

Modifié le dimanche 08 juin 2008 10:27

4_.

Nous sommes percés
Nous sommes provoquants
Mais nous serons aveuglés

Essaye de me tuer
Essaye de me trouver
Je n'écoute plus
Je n'ai pas de problèmes
Pas de problèmes
Je n'écoute plus


Londres

27 Avril 2016
3 : 59 AM


La porte de l'entrée s'entrouvre, tout doucement. il est dans le sallon. elle rentre seulement. il fait semblant de dormir, sur le canapé. non, il ne l'a pas attendue. non il ne s'est pas inquiété toute la nuit pour elle. non. chuchotements. quelqu'un l'a raccompagnée. putain.
Un claquement sec. la porte est refermée. un prétexte. il se réveille en sursaut.
elle : j'tai réveillé ?
lui : oui.
elle : ah.
'Pardon' ? nan. elle s'en fou. elle sait très bien qu'il la guettait. d'ailleurs...
Il se lève du cacapé et se plante en face d'elle. elle ne s'en tirera pas comme ça.
lui : il est quelle heure ?
elle : 4heures du matin.
lui : t'étais où ?
elle : à l'after...
lui : et c'est qui le mec qui t'as raccompagnée ?
elle : ça te regarde ?
lui : way.
elle : nan. =)
lui : il te baise, hein ?
Une lueure de défit dans le regard. elle ne le supporte pas. son poing part tout seul. dans sa gueule. il titube sous le choc. elle s'en va dans sa chambre. demain, il aura un cocard.
Il la regarde s'en aller avec mépris. elle a frappé fort. dans sa gueule. et dans son orgueuil. pourtant, les coups de poing, c'est pas un truc de fille... les filles, ca colle des claques, sur la joue, là où ca fait précisément mal, les filles, ça tape pas fort... à croire qu'elle n'est pas comme toutes les autres.
Elle était à l'after. Lui s'est barré a la fin de la projection, sans même la prévenir. elle est restée toute la soirée. avec Eli [dites le 'ilaïe"]. un très bel homme. beaucoup de petites filles en quête d'identité sont sous le charme. grand, les cheveux bruns, un peu longs, qui retombent sur son viage, le tein clair, des yeux d'un bleu acier, & quelques tâches de rousseurs sur le nez.. Eli Burman. Un acteur très talentueux. une personne très agréable. un très très bel homme. célibataire. elle le connait depuis peu. depuis le début du tournage, en fait. ils se sont... comment dire ? 'tout de suite très bien entendu'... amis. fusionnels, passionnés, mais amis. ils aiment entretenir cette espèce d'amitié ambigue. les médiats leur ont souvent prêté une liaison ensemble... qu'ils ont à plusieurs reprises tardé a démentir... ça les amuse... Quand ils se voient, ils se taquinent, ils se font des bisous, il la prend dans ses bras & elle se sert contre lui. ça, ça le gêne. Il n'aime pas voir un autre gars la prendre dans ses bras, il n'aime pas voir quelqu'un aussi proche d'elle que ça. elle le sait. elle le provoque. sa jalousie, elle ne l'a jamais supportée.
Eli lui a tenu compagnie, durant toute la soirée. elle adore les afters, l'ambiance, la fête, & toute la déchéance qui va avec. c'est pas le genre de fête auxquelles où on s'amuse longtemps avec un enfant dans le ventre. il est resté avec elle. ils sont partis vers 2heures. il l'a invitée a dîner, et l'a racompagnée, en ami galant & respectueux.

Tokyo.
30 Avril 2016
Avant première.
New York
1 Mai 2016
Avant première.
Berlin
3 Mai
Avant première.
Milan
5 Mai 2016
Avant première.

Paris
8 mai 2016
Avant première.

Elle est une des femmes les plus célèbres au monde. une des plus belles. une des plus aimée. une des plus secrete, aussi. un fantasme asolu. Elle est tout cela. une femme. une icône. l'image circule. au moment où elle vous échappe, vous êtes perdu. la machine se met en route et le mythe commence. se blottir dans les bras de l'Homme, au fond d'un fauteuil, avec un verre de Whisky à la main tient du rêve... il faut nourir la légende. il faut nourir la légende, et la légende vous démembre, vous arrache le coeur et les yeux. la légende vous déguste, vous dévore. vous n'existez plus que par elle. alors il faut d'autres rôles, des personnages toujours plus sombres, toujours plus graves, des personnages qui s'approchent toujours plus dangereusement de ce que vous êtes vraiment, au fond. vous vous dévoilez étrangement.
Il faut que d'autres flash crépitent, encore plus, toujours plus. il faut d'autres couvertures de magazines, d'autres scandales. il faut d'autres hommes. Le plus convoité des chanteurs ne suffirait-il pas ? il faut un talent montant du cinéma, il faut un le plus grand des metteurs en scène, il faut le plus prestigieux des rôles, il faut le plus honorifique des titres. il faut le plus fameux, le meilleur, le plus choquant et le plus glamour.

Paris
28 Mai 2016
22h57

Elle ? elle, elle a tout donné. beaucoup reçu. elle a le coeur comme noué. mal à l'estomac.
Sourire. discuter politique. avoir l'air fin et cultivé. être fine et cultivée. être gracieuse. gracieuse et absolument agréable.
Elle s'excuse et quitte la conversation. toilettes. toilettes d'un luxe indéscent. elle se regarde dans le miroir. elle est blanche. elle fait tâche dans ce décort d'un chic exact. elle est aussi pâle que si elle avait été en manque. bordel. sa tête lui tourne. peut être a t-elle faim ? elle entend des pas s'approcher d'elle. si quelqu'un la voit comme ça, si quelqu'un la voit dans cet état, elle est foutue. elle s'enferme dans les toilettes. elle s'adosse a la porte. silence. elle regarde la cuvette d'un blanc immaculé. Allia Paris. Paris. Paris. paris...
Eli toque à la porte. tout doucement. elle lui ouvre. il la prend dans ses bras... il la sert fort, comme pour lui dire 'je suis là... quoiqu'il arrive je serai là'. cette fille est un diamant des plus gros, un diamant des plus fin. il sait son courage. il sait sa détermination à vivre. il sait aussi sa lassitude.
elle : Eli honey... je crois que... j'vais rentrer...
eli : tu te sens pas bien...?
elle : j'en peux plus Eli...
eli : rentre, reposes toi... on rentre demain à Londres... dès qu'on rentre, tu pars des vacances... là où tu veux... loin. et au soleil... d'accord ? =)
elle : oui... =)
Un petit sourire triste. il dessert son étreinte. il lui apelle un taxi. ils ressortent des toilettes. en même temps. discrètement. peut être pas assez discrètement. loin d'eux, un journaliste tourne la tête. un journaliste comme le public les aime. là au bon moment. il saisit son appareil.
Elle salue les quelques personnes avec qui elle a discuté ce soir, et s'en va.
La taxi l'attend. elle s'y engouffre. 'Where do you go ?'. le chauffeur l'a reconnue. qui ne la reconaîtrait pas ? la presse a toujours soutenu qu'elle était anglaise, originaire de Manchester vivant a Londres. elle n'a jamais dit le contraire. 'Montalembert'. un des plus luxueux hotels de la ville, sûrement. à l'autre bout de la capitale. elle s'enfonce dans le siege de la voiture, et regarde le paysage défiler. XIX°... XIIX°... XVII°... ''arrêtez vous ici, s'il vous plaît..." le chauffeur lui jette un regard étonné dans le rétroviseur. en Français ? elle le paye, et descend. elle connaît, ici. Rue de Rome.
Elle s'enmitouffle dans son manteau. léger & long... les nuits de printemps sont encore fraîches. elle rentre la tête dans ses épaules et marche. marche. marche.
Bâtiment III_Appartement 84. interphone. elle sonne. on décroche.
... : qui ?
elle : c'est moi...
... : ...
elle : ...
... : toi ?
... : ...
elle : ...
Un long silence qui vous glace. un silence méfiant, un silence pervers. il débloque la porte. elle entre dans le vestibule. dernier étage. elle monte, sans se poser de questions. elle a grimpé ces marches tellement de fois que ses jambes retrouvent ce vieil automatisme. elle lève la main vers la sonnette. avant que ses doigts n'y parviennent, la porte s'ouvre.

15, comme d'hab
<3
4_.

# Posté le samedi 10 mai 2008 14:12

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 14:04