.So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters
Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words dont just say
And nothing else matters
Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
And nothing else matters
Never cared for what they do
Never cared for want they know
But I know
Nothing Else Matters
MetallicaNNot hing El
MetallicaNNot hing El
écoutes *Not lhing El Londres
26 Avril 2016
3 : 23 AM
Ce soir, une fée, dans un pays hanté... Ce soir...
Elle ne dort plus depuis longtemps... peut être trop longtemps, d'ailleurs, mais qu'importe. Il ne dort pas non plus. il la sent immobile a côté de lui, silencieuse. de temps en temps il entend le bruit de sa main qui lisse le satin de sa chemise de nuit. si c'est une fille, il voudrait bien qu'elle s'appelle Hilaria. il ne lui en a pas parlé. elle ne veut plus lui parler. il trouve ça tellement joli. Hilaria. elle se lève du lit et se rapproche de la fenêtre. elle écarte les épais rideaux de velours et sort sur le balcon.
Prendre l'air. l'air est frais, l'air est net. il a plut pendant trois semaines, non stop. une fois que la pluie s'arrête, l'air est clair, encore plus transparent qu'avant. il fait doux pour une nuit d'avril. elle s'accoude à la rambarde, et regarde la ville fourmiller à ses pieds. la ville endormie fourmille. elle soupire. elle soupire, comme si cela la soulagerait. la soulagerait d'un poids, enfoui quelque part, d'un poids caché au fond d'elle. elle sent son paquet de Camel qui la regarde, depuis sa table de chevet. il est presque neuf. cela fait quatre mois. quatre mois qu'il n'a pas bougé.
Elle rentre, ferme délicatement la porte vitrée, et remet les rideaux en place. consciensieusement. sinon, ce matin, quand le jour se lèvera, le soleil le dérangera. il ne peut pas dormir avec de la lumière. elle sort de la chambre, et va dans la salle de bain. une douche. ou plutôt un bain. non. une douche. peut être que l'eau lavera la noirceur de ses idées. elle laisse glisser sur sa peau le tissu qui l'habillait, et fait couler l'eau. elle rentre dans la cabine de douche. la musique des gouttes d'eau l'embrouille. elle ne peut plus écouter autre chose que leur mélodie. elle entend le bruissement du rideau de douche qui s'ouvre. un souffle tout léger. de l'air qui se déplace. un mouvement dans son dos. il l'enveloppe de tout son amour. elle passe ses bras autour de son cou. elle le serre, fort. fort. fort.
Elle ferme ses yeux. l'eau coule, dégouline sur elle. l'eau dégouline, et l'emporte. comme si elle n'avait plus de forme, comme si elle n'était plus solide. comme si elle allait s'en aller, s'échapper, s'enfuir, par les canalisations, rejoindre la Tamise, avant de finir dans la mer. alors, toutes les molécules qui la constituent se disperseront. elle sera tranquille. elle n'existera plus.
Il sent sur ses lèvres le sel de ses larmes. elle pleure. ils sont si proches... peu importe la distance, il ne pourrait pas être plus près de son coeur. rien d'autre n'a d'importance. il voudrait... il voudrait tellement lui dire qu'il l'aime. lui dire qu'il n'y a qu'elle. lui dire qu'il comprend sa colère, lui dire qu'il pourrait subir tout ce qu'elle voudra lui faire endurer, tout. hurler. hurler toute la peine qu'elle a. hurler toute la peine qu'il ressent. mais. mais il respecte le silence dans le quel elle les a plongés, tous les deux. alors il ne dit rien. il l'embrasse. en silence.
elle : arrête...
Leurs langues s'entremêlent. il est si... tendre. depuis combien de temps n'avait elle pas senti sa peau contre la sienne... il la prend dans ses bras. l'eau continue de couler. elle sent qu'elle devient de l'eau. il la retien. d'un geste brusque elle se détache de lui. elle ne peut pas.
elle :
ARRÊTE...
Elle sort de la douche rapidement, serre une serviette autour de sa poitrine, et s'en va. elle ne peut pas.
Londres
26 Avril 2016
3 : 16 PM
Quelqu'un sonne à la porte. il va ouvrir. son frère lui saute dessus.
lui : Yooo man ! ça va ?
lui : =) ça va et toi ?
lui : biiiiien... elle est pas là, la Florette ?
lui : elle est sortie, je crois...
A peine eût-il finit sa phrase qu'elle apparaît dans l'encadrement de la porte, des paquets à la main. toujours aussi lumineuse.
lui : salut ma belle...
elle : Tom ! comment tu vas ?
Bises.
lui : bien bien. et toi ? =)
elle : biiien... vous êtes pas en studio aujourd'hui normalement ?
lui : nous, nan... Georg et Andreas, si...
elle : erf. au fait, vous avez des nouvelles de Gustav ?
lui : il est rentré en Allemagne. mais pourquoi tu parles de lui ? on s'en fou de lui, il est plus là.
elle : PUTAIN, Bill ! t'es vraiment pas ... tolérant.
lui :
pardon ? il nous a lâché, en pleine interview, comme ça, PAF, il a pété un câble... on s'est retrouvé comme des merdes... et
je ne suis pas tolérant ?
elle : il n'a pas le même caractère que toi. il est réservé. c'est pas de sa faute si ça t'amuse de te voir en couveture de
chaque magazine traîne-merde. lui, ça l'amusait p'têtre pas. il venait de se séparer de sa copine. il a craqué...
lui : cela dit, ça n'excuse rien, hein...
elle : mais BORDEL. comment vous pouvez parler comme ça de quelqu'un qui a été votre ami ? comment vous pouvez vous en foutre a ce point ?
Elle s'énerve. elle est entière. passionnée. elle ne comprend pas pourquoi ils se comportent avec autant de violence, autant de froideur avec quelqu'un qu'ils ont apprécié et considéré comme un ami.
lui : a part ça, comment va votre bout de chou ? des nouvelles ?
Bout de chou. bout de chou. BOUT DE CHOU. elle va le tuer. elle a toujours détesté cette expression. bout de chou. comme si un chou c'était mignon, beau, agréable. comment peut on trouver cette appellation affectueuse. elle a horreur du chou. le p'tit truc vivant, qu'elle a à l'interieur d'elle. un petit être en devenir... du chou ?
ridicule. elle : tout va bien... d'ailleurs tout à l'heure je suis passée chez toi ...
lui : ... tu peux plus te passer de mon corps ?
Regard assassin.
elle : ... et j'ai vu Julie...
lui : elle est chez moi ?
elle : bah wi... pour garder la marmaille...
lui : ^^
elle : bref ... elle est énorme.
lui : jumeaux.
elle : encore ?
lui : on est efficace dans la famille...
elle : way... 'fin quatre gosses en deux coups...
Silence. Tom regarde a gauche et a droite, Bill regarde fixement le tapis. et elle. elle, elle les regarde.
elle : j'vais y aller...
Bill : où ?
elle : chez Jean Paul...
Bill : et qu'est ce que tu vas foutre chez Jean Paul ?
elle : on va s'envoyer en l'air Bill. on va s'envoyer en l'air pendant quatre heures... on va se faire des choses qui ne sont pas racontables... des choses que même toi tu ne voul
ais pas faire... pendant des heures et des heures, on va oublier nos consciences et laisser nos corps se faire les choses les plus perverses qui soient... ça te va ? =)
Tom : ben il a la forme le JP...
Bill : nan, ça me va pas.
elle : tu me fais chier. sérieusement chier. (=
Elle se barre. Jean Paul habite tout près.
Tom : ça va pas mieux entre vous ?
lui : ça a l'air d'aller mieux ?
Tom : nan...
lui : alors c'est que ça va pas mieux...
Tom : c'est triste... vous êtes tellement... faits pour être ensemble... faits pour vous aimer... faits pour être heureux...
lui :
JE SAIS. je sais. elle m'en veut... elle m'en veut tant...
Tom : d'un autre côté, c'est compréhensible...
lui : je sais, Tom. et j'la comprends ! je sais même pas pourquoi elle reste ici... je me déteste de lui avoir fait ça. je me déteste de pas lui avoir fait confiance. j'ose plus la regarder tellement je me déteste de l'avoir fait souffrir... si t'avais vu son visage se décomposer quand elle nous a vus... elle était rentrée pour me dire qu'elle était enceinte !
ENCEINTE, Tom ! enceinte de moi...
Des larmes dévalent ses joues... il regrette tant. il se hait.
nul.
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<3